Interview et partage d’expérience – Pierre Dutot, Coach 

Nathalie Tapia - Coach interne Danone

Interview et partage d’expérience, Pierre Dutot, Coach 

Un mot sur vous, votre parcours, votre expérience.

Après une formation en droit et en sciences politiques, j’ai toujours travaillé dans les Ressources Humaines, et principalement pour Philips et Altis Semiconductor, grands groupes industriels de l’électronique.

Ces expériences dans un univers de haute technologie international et fortement concurrentiel m’ont énormément appris. Je suis passé par quasiment toutes les fonctions en matière de ressources humaines, que ce soit en RH terrain, ou dans de postes plus transverses comme la veille juridique, la formation et la communication interne, les relations sociales ou la gestion des carrières…Ensuite, pendant 12 ans j’ai été DRH d’entités de près de 3000 personnes.

Toutes ces années m’ont permis de bien saisir les enjeux des RH dans l’accompagnement des évolutions et des changements qu’un grand groupe peut vivre. C’était des années très riches !

C’est lors de ces expériences en ressources humaines que j’ai été sensibilisé à l’accompagnement des personnes et des équipes et donc au métier de coach et à la médiation. Dans ce qui me paraissait être une continuité et un enrichissement de mon parcours je me suis formé au métier de coach professionnel à l’Académie du Coaching, en 2009.

Par ailleurs, j’ai dû souvent mener des négociations et résoudre des conflits dans le cadre de mes activités en RH. Comme on disait de moi que j’avais un talent pour calmer les gens énervés…cela m’a naturellement amené à me former par la suite à la médiation

Pourquoi avoir eu envie de devenir coach ? Qu’est-ce qui vous y a amené ?

Le fait de devenir coach pour moi était une suite logique de ce que je faisais au quotidien dans mon métier. Dans tous les domaines auxquels j’ai été confronté en RH, j’ai été amené à toucher du doigt les sujets de carrières des collaborateurs, et de développement de personnes. C’était dans un coin de ma tête depuis des années mais travailler dans ces différentes grandes entreprises me plaisait beaucoup. La question de monter ma structure, par exemple, ne s’était donc jamais posée de cette manière-là. A un moment, la conjoncture a fait que j’ai voulu quitter mon entreprise. Ça a été un réel déclencheur, j’ai fait un outplacement pour valider mon projet et j’ai décidé de me lancer dans le coaching.

Aujourd’hui je fais du coaching et de la médiation depuis 12 ans, ainsi que de la formation et du développement. Je travaille soit en direct, soit via des cabinets. Cela me convient bien comme fonctionnement.

Pourquoi avoir choisi l’Académie du Coaching ? Pouvez-vous nous en dire un mot ?

Au moment de me former je me suis posé la question que beaucoup se posent, à savoir « comment choisir une formation de coach ». Ce n’est pas une question facile ou à prendre à la légère. Je voulais une formation sérieuse, absolument pas une formation de type “devenez coach en deux fois deux heures”, mais vraiment quelque chose de solide. C’était le cas de l’Académie du Coaching.

Aussi, même si j’avais toute cette expérience en ressources humaines, transformer ses compétences passées dans un nouveau métier n’est pas si facile. On se sent un peu seul, comme un gamin ayant perdu sa mère dans un hypermarché ! Dans cet univers nouveau, j’avais tout à faire : monter ma structure, trouver des clients, me faire connaitre etc. La formation pour moi était donc un élément nécessaire pour consolider mes compétences et me sentir « à la hauteur », responsable vis-à-vis de mes clients. J’avais le sentiment que l’Académie pouvait m’apporter tout cela.

Le dernier point important pour moi était que je cherchais une école avec laquelle il y avait un bon fit, comme cela a été le cas plus tard avec l’École de Coaching de Paris.

Je me suis donc longuement renseigné auprès des coachs que je connaissais à l’époque, j’ai fait mon petit benchmark. Il n’y avait pas autant d’écoles à l’époque. Avoir un bon fit avec l’équipe enseignante, c’était la clé ! Je les ai rencontrés et cela m’a aussi plu qu’ils ne soient pas « mono maniaques » sur une seule pratique, mais qu’ils soient ouverts dans leurs références théoriques à plusieurs approches.

Ce que vous avez vécu au quotidien en tant que DRH ?  Et en quoi ce métier contribue au fonctionnement des équipes et de l’entreprise ?

Dans ma carrière j’ai d’abord été plutôt tourné vers le développement des équipes et des projets. Par la suite j’ai plus été tourné vers les restructurations, le changement et la transformation d’entreprise.

Le rôle des RH selon moi ? Quand on gère une entreprise, il faut prendre des décisions et une bonne décision résulte d’un débat contradictoire. Les RH sont là pour faire ressortir, au-delà du volet économique et organisationnel, les aspects relationnels, psycho-sociaux, juridiques…

Et c’est d’autant plus important dans des entreprises, comme celles dans lesquelles j’ai travaillé, où 80% des collaborateurs sont des ingénieurs et des techniciens, donc des gens pour qui les « sciences molles » n’arrivent pas, le plus souvent, en tête de leurs préoccupations.

A quelles problématiques avez-vous été confronté en tant que Coach et en tant que DRH ?

L’une des choses qui le frappe le plus c’est la perte de sens surtout dans les grandes entreprises et pour moi c’est un problème de société plus large. On n’a plus le temps d’aller en profondeur.

Tout cela accompagné d’une exigence de perfection et d’une pression de plus en plus forte : nous sommes dans une ère du « do more with less » qui frise parfois la pensée magique enfantine : on veut faire avec 10 ce que l’on faisait avant avec 100 !  La pression exercée sur les individus est exagérément forte, ce qui produit un gros stress.

Tout cela pour dire qu’il n’est pas étonnant de constater un manque d’engagement de la part des gens : le niveau de confiance, d’engagement dans les grandes entreprises est de moins en moins élevé et on observe une réelle prise de distance, aujourd’hui renforcée par le télétravail. Les gens ont envie et besoin de prendre du recul. Et c’est une très bonne chose car cela doit pousser les entreprises à se poser les bonnes questions.

Le fait que beaucoup de jeunes et de moins jeunes n’aient pas envie de rester là où ils sont doit pousser les entreprises à se poser les bonnes questions pour évoluer, s’adapter. Même si la crise du Covid a fait ressortir certains points, je ne pense pas que les entreprises se questionnent assez, qu’elles aient pris la mesure des changements sociétaux auxquels nous sommes confrontés.

Votre vision de la pratique du Coaching ?

Les clients ont, bien sûr, des attentes différentes mais on ressent, dans les séances de coaching, toutes ces tendances de fond. Et dans ce contexte, la première chose que le coaching apporte aux personnes c’est de leur donner du temps pour être écouté, pour pouvoir parler, pour se poser de bonnes questions sur soi-même etc.

 

On aide aussi les personnes à prendre de la distance : il y a aujourd’hui une exigence sociétale, professionnelle de plus en plus forte : on doit faire toujours plus, être toujours partout, faire toujours mieux ! Les gens qui ne tiennent plus le choc c’est ceux qui prennent tout à bras le corps, qui prennent sur eux, pour eux. L’effet du coaching c’est de les aider à oser dire “trop c’est trop”, d’aider les gens à mettre de la distance avec certaines exigences irréalistes.

C’est aussi pour ça que le coaching s’est développé : parce que c’est une relation d’aide. Si de plus en plus de personnes se forment au coaching, c’est une belle chose, car il y a une demande, un besoin.

 

Certaines personnes hésitent parfois à avoir recours au coaching parce qu’elles pensent que c’est reconnaitre une forme d’incompétence. Mais heureusement c’est en train de changer : on se rend compte que prendre du temps pour être aidé quand on en a besoin, c’est plutôt une preuve d’intelligence.

 

Envie de partager quelque chose d’autre ? Anecdotes, remarques, observations etc. ?

Je prends part à la certification à l’École de Coaching de Paris depuis quelques années maintenant : au départ j’ai rencontré Béatrice, puis Laurent, les deux directeurs fondateurs de l’École et j’ai trouvé leur esprit et l’ambiance de l’école très proche de ce que j’appréciais à l’Académie du Coaching : une ouverture d’esprit sur la théorie et les apports, un travail en profondeur alliant exigence et bienveillance. Je ne me suis donc pas senti en terre inconnue et comme ça s’est bien passé et que j’ai beaucoup apprécié le processus, je recommence avec un plaisir renouvelé à chaque promotion !

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