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Plaidoyer pour le temps pour une transformation performante et durable

Hasard ou coïncidence ? Se sont-ils donnés le mot ces collaborateurs que j’accompagne ? Une chose est sûre, dans les grands groupes du CAC ou dans les associations, tous réclament, à leur manière, plus ou moins haut et plus ou moins fort, la même chose face aux transformations qu’ils vivent dans leur organisation : « Laissez-nous (un peu) de TEMPS ! »

Serait-ce simplement une excuse pour « jouer la montre » et ne pas bouger ? Ou alors serait-ce un besoin réel, légitime et même vertueux pour « passer le cap » ? De mes expériences vécues, je vous partage ces quelques réflexions quant au bon usage du temps dans les transformations.

Il y a un temps pour tout : un temps pour agir

 

Comme souvent, il est très révélateur de regarder le champ lexical autour d’une thématique. Pour ce qui est des transformations, les spécialistes parlent de « programme », « de plan ». Le temps, vu de manière quantitative et linéaire (chronos*), se découpe en durée limitée, en « phases » successives, en « lots » ou « étapes », « jalons », « steps » selon le jargon…

A chacune de ces notions, correspondent plusieurs actions ou plan d’actions qui s’enchaînent, qu’il s’agit d’exécuter, et bien sûr de suivre en mettant en place un reporting au cordeau.

Quel est l’objectif visé ?

Il s’agit de piloter la transformation de manière efficace et performante : décider, prévoir, produire, maîtriser tous les dispositifs enclenchés, en rendre compte et, bien sûr, rester dans le timing. Cette structuration des temps a d’autres vertus : elle fixe un cadre et rassure les décisionnaires : « c’est sous contrôle ! »

Ces objectifs sont pleinement louables. Ils constituent des réponses à la pression qui pèse sur les épaules des dirigeants et managers confrontés à de nombreuses contraintes et injonctions paradoxales. Les acteurs sont dans l’action, le temps presse ; il faut aller vite, plus vite que les concurrents !

Dans cet environnement dit VUCA (Volatile, Incertain, Complexe et Ambigu), il faut gagner du temps, transformer vite et bien !

Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain ; cette structuration des actions dans le temps reste indispensable. L’important est le bon rythme. Et « pour… temps », le risque est alors de tomber dans la précipitation et de s’enfermer dans une spirale infernale de successions d’actions sans respiration pour des transformations à marche forcée.

Un temps pour laisser faire et prendre son temps

Ce rythme effréné induit alors une confusion entre perdre et prendre son temps. Or, à un moment donné, il convient de laisser le temps faire son œuvre, d’accepter de prendre de la distance et d’expérimenter une certaine impuissance par rapport aux réactions des collaborateurs qui font l’organisation.

On ne tire pas sur les jeunes pousses d’une plante pour la faire grandir plus vite !

L’un des enjeux est alors de trouver le bon moment, le point de bascule, le temps de l’opportunité, en référence au temps kairos**. À cet instant T, l’important, ou plutôt l’essentiel, me semble-t-il, est l’intention qui sous-tend ces espaces et moments où on laisse le temps faire son œuvre. Laisser faire, cela ne signifie pas ne rien faire !

Laisser faire, c’est laisser infuser.

Cette posture requiert pour les managers ou dirigeants du courage, voire de l’audace.

Le temps, une notion toute relative

De mes expériences d’accompagnement, je retiens 4 natures de temps où il est particulièrement imporTEMPS d’être, au bon moment et à bon escient, dans une posture de laisser faire :

·        le temps de l’observation et de l’écoute,

·        le temps de l’implication,

·        le temps de l’expérimentation,

·        et le temps de l’appropriation,

En particulier, les 3 derniers concourent à une responsabilisation des acteurs qui va les conduire à une autonomie fructueuse.

Dans ces moments, la seule action critique sera alors de créer les conditions favorables pour que ces temps d’infusion deviennent de réels leviers de transformation.

Intégrer le temps dans l’accompagnement des transformations

En tant que coach, ce qui me guide à titre personnel, c’est d’agir comme catalyseur des transformations. Et d’expérience, je reste convaincue de la justesse et de l’efficacité de cette posture. En particulier, dans ce rapport au temps, un catalyseur interfère sur la temporalité. En agissant au bon moment, il augmente la vitesse d’une réaction chimique. Il ne fait que modifier le lien entre les réactifs, en favorisant leur rencontre. En d’autres termes, il créé les conditions favorables en donnant le sens de l’action.

En conclusion… faire du temps son allié :

Et pour conclure, je terminerais par un paradoxe : prendre son temps, le LAISSER FAIRE son œuvre ; n’est-ce pas finalement AGIR pour une transformation performante et durable, humainement responsable et respectueuse ?

« Un jour en vaut trois pour qui fait chaque chose en son temps » – proverbe chinois

Temps chronos : temps physique, mesure chronologique, segmentation en passé / présent / futur grâce aux unités de mesure

** Temps kairos : temps métaphysique, temps du moment opportun, l’instant d’inflexion avec un avant et un après

 

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Nathalie Bertrand

Coach | Formatrice | Consultante

Ma pratique du coaching résulte de l’alliance de 20 ans d’expériences professionnelles et de 2 convictions profondes :

• La place de l’homme et des relations humaines est au cœur de toute organisation performante, innovante, et durable.
 • Les conditions de réussite de toute action résident dans le sens qui lui est donné, et dans la manière de la conduire, bien davantage que dans son contenu.

 

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