Portrait de Coach – Philippe Moyen – Promo 6

Certifié par l’École de Coaching de Paris en 2015 dans la Promotion 6 de l’école, Philippe Moyen nous présente son parcours et son regard sur son métier de Coach Professionnel. Voici son portrait de coach:

Dans ton métier de coach, qu’est-ce qui te passionne le plus, te donne de l’énergie, l’envie d’aller toujours plus loin ?

Je ressens un plaisir profond à l’instant “magique” où des individualités réalisent qu’elles peuvent faire équipe. Il y a, à cet instant, un basculement de représentations qui apporte à chacun un sentiment de sécurité, de place et la potentialité d’une puissance individuelle et collective. Cet instant ouvre une voie d’accomplissement et de plénitude individuel, et de succès entrepreneuriale collectif. Favoriser cela est un beau métier.

Par ailleurs, mon métier de coach porte un engagement humain et sociétal.

Par le biais de l’accompagnement des entreprises, il s’agit pour moi de faire ma part vers une évolution plus humaine et plus respectueuse de notre société. Une entreprise qui réussit en construisant les conditions de la coopération modélise et ouvre des voies de progrès respectueuses de soi-même et de son environnement.

Durant l’année que tu as passé à l’École de Coaching de Paris, qu’est-ce que tu retiens comme expérience déterminante qui t’a le plus impactée et qui peut-être influence ta pratique d’aujourd’hui ?

L’Ecole de Coaching de Paris apporte certes des outils, mais là n’est pas l’essentiel à mes yeux. Les outils sont disponibles dans de nombreux articles et ouvrages. Leur mise en pratique, l’expérience, l’intégration du savoir, nécessitent du temps. L’Ecole donne à expérimenter.

Devenir coach requiert également de faire la part des choses entre “pourvoir sur” et “pouvoir pour”, et de prendre conscience de ses propres mécanismes internes pour éviter de contaminer la relation avec le client. C’est sans doute le travail sur cette prise de conscience qui a été la plus déterminant pour moi à l’Ecole, qui a commencé à modeler mon identité de coach en devenir, et a été un tournant dans ma vie.

En quoi ton passage à l’Ecole de Coaching de Paris a été un tournant dans ta vie?

Avant de commencer la formation, je me sentais plutôt bien avec moi-même. Non, tout n’était pas parfait. J’avais des doutes et des manques, et des envies de plus. Mais, j’avais surtout le sentiment ancré d’être au clair, d’avoir de la valeur, d’être un être singulier. Et d’avoir le pouvoir d’agir sur le monde.

Ce n’est pas une envie de développement personnel qui m’a amené au coaching, mais une envie de développement des autres.
A l’École, j’ai compris que la voie est différente.
Je n’imaginais pas une minute avoir des blessures à soigner.
Je n’imaginais pas une minute que la relation d’aide demande au préalable autant d’attention et de bienveillance… envers moi-même.

Quelles sont tes plus belles réussites, celles qui te font sentir vivante, peux-tu nous raconter ton meilleur moment ?

Le fondateur d’une start-up, m’expliquait son ras-le-bol face à l’incapacité de son équipe à porter le développement, et son souhait de ne plus attendre qu’elle comprenne ses directives mais qu’elle les applique.
Un coaching individuel associé à l’accompagnement de l’équipe a permis à ce dirigeant de s’intégrer pleinement dans l’équipe et de repositionner son rôle de leader pour servir, orienter, soutenir. L’équipe complète a gagné en puissance et a profondément modifié le business model et ses modes de fonctionnement internes. La croissance est lancée, l’innovation bat son plein, le succès fait sens.

Un binôme de dirigeant se plaignait d’être débordé suite à la croissance et à la démultiplication des entités opérationnelles et des offres. En prenant conscience de leurs valeurs et de leur véritable raison d’être – contribuer au développement de business respectueux de l’humain – ils ont redéfini leur métier : faire émerger et grandir des intrapreneurs. Ce point de départ a conduit à une modification profonde des rôles et responsabilités, des rituels de gouvernance et de pilotage. Le collectif de direction est plus puissant, les intrapreneurs sont plus autonomes et responsables. Et plus heureux.

Une dirigeante, récemment promue à la tête d’une entité commerciale, s’interrogeait sur la capacité de cette entité à mieux servir ses grands comptes et à exploiter les opportunités de foisonnement tout en intensifiant la chasse. L’entité avait été fondée sur le seul principe individuel de “la chasse est ouverte” (“eat what you kill”) avec une compétition interne forte. L’émergence de la vision (raison d’être, valeurs, ambition, règles…) a donné un cadre clair et ouvert des permissions aux équipes commerciales pour qu’elles proposent des solutions win-win respectant à la fois l’ADN de liberté individuelle d’action et la nécessité de coopération pour atteindre les résultats. Des projets d’expérimentation ont apporté des premiers résultats pour pérenniser à la fois l’organisation et le processus de travail collectif ayant permis cette transformation.

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